Perpignan Méditerranée Métropole

La qualité de l'air

Un enjeu majeur de santé publique

En France, depuis la loi sur L’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie dite loi LAURE de 1996, « respirer un air qui ne nuise pas à la santé » est un droit pour chacun.

Aussi, la dégradation de la qualité de l’air de ces dernières décennies provenant majoritairement de polluants d’origine anthropique est devenue un enjeu fort de santé publique qui doit mobiliser l’ensemble des acteurs (institutionnels, économiques, associatifs et citoyens) de territoire.  

Sur le territoire de Perpignan Méditerranée Métropole, l’Association Agréée Surveillance Qualité de l’Air (AASQA) est ATMO Occitanie qui, grâce à des stations* de mesures de la qualité de l’air, peut surveiller (système d’alerte), modéliser (analyser les causes de la pollution de l’air et leurs effets) et élaborer des prévisions de la qualité de l’air sur la Métropole. Un bilan annuel de la qualité de l’air permet de connaitre l’évolution des concentrations mesurées, des sources d’émissions par secteur et des concentrations moyennes en polluants sur le territoire. Celui-ci est publié chaque année.

*une station en coeur de ville à Perpignan mesurant les concentrations moyennes de polluants auxquelles sont exposées les habitants ; une station urbaine à proximité d’un axe routier important qui permet d’observer les concentrations les plus élevées et une station péri-urbaine. En plus de ces stations, des mesures de dioxyde d’azote sont réalisées sur 12 sites de l’agglomération.

L'air de savoir

Prévision Qualité de l'Air et Pollens

ATMO Occitanie, en partenariat avec l’ARS Occitanie, vous propose une prévision quotidienne des pollens allergisants.

Les effets de la pollution de l'air sur la santé

Les impacts de la pollution de l’air sur la santé sont connus. Ils peuvent être immédiats ou à long terme. La pollution de l’air peut être à l’origine ou aggraver des maladies respiratoires telles que l’asthme, le cancer du poumon, etc… ou cardiovasculaires comme l’infarctus, l’accident vasculaire cérébral (AVC), les  arythmies, etc…

En France, plus de 40 000 décès prématurés sont ainsi imputables chaque année aux particules fines, et 7000 décès imputables aux oxydes d’azote.

Des effets immédiats

Les seuils de sensibilité et les conséquences d’une exposition à la pollution de l’air ne sont pas les mêmes pour tous. Les effets et leur intensité dépendent de la nature des polluants, de la dose inhalée, mais aussi des habitudes (tabagisme…) et de la vulnérabilité des personnes exposées (enfants, personnes âgées, femmes enceintes, asthmatiques, cardiaques…).

Cela peut se traduire par :

– De la gêne et de l’inconfort : picotement des yeux, irritation du nez et de la gorge… ;

– Des effets plus importants et plus gênants : nausées, toux, troubles respiratoires, aggravation des symptômes d’asthme, allergies ;

– Des cas extrêmes : détresse respiratoire et décès.

Des effets graves en cas d’exposition prolongée

D’après Santé publique France, la majeure partie des impacts sur la santé résulte d’une exposition au jour le jour et à long terme, même en dessous des seuils réglementaires.

La pollution aggrave notamment les symptômes chez des personnes souffrant de pathologies chroniques. Elle peut provoquer des cancers et des maladies cardiovasculaires, respiratoires ou neurologiques.

L’exposition prolongée, plus dangereuse que les pics de pollution

Lors des pics de pollution, la population est très attentive à la qualité de l’air mais c’est la pollution régulière et sur une longue durée, même à des niveaux de pollution modérés, qui a le plus d’effets sur la santé.

Source : Ministère de la santé et de la prévention

Qualité de l’Air et seuils de contrôle règlementaires

Afin de contrôler la qualité de l’air et de protéger la santé humaine selon les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), des valeurs limites réglementaires sont fixées pour les principaux polluants par Directive Européenne et retranscris dans le droit français, à savoir :

Les sources d’émissions de polluants atmosphériques sur la Métropole :

→ Les secteurs du transport routier, du résidentiel (chauffage domestique) et de l’agriculture sont les plus émetteurs de polluants sur notre territoire

Cartographie des secteurs les plus exposés à la pollution de l’air (source ATMO) :

Publication de l’indice quotidien de la qualité de l’air :

L’état de la qualité de l’air sur la Métropole est visualisable via l’indice ATMO publié chaque jour sur le site d’ATMO Occitanie.

Lien : https://www.atmo-occitanie.org/perpignan

Que puis-je faire pour contribuer à améliorer la qualité de l’air ?

Selon l’INSEE (2017), en France, plus de la moitié des actifs résidant à moins de deux kilomètres de leur lieu de travail partent travailler en voiture.

Pour de petites distances et à la vitesse autorisée en milieu urbain, le moteur n’a pas le temps de « chauffer » correctement et la combustion du carburant est incomplète. De fait, des oxydes d’azote (NOx) et des gaz à effet de serre sont émis de façon plus importante que lors d’un usage sur une longue distance ou avec une vitesse plus rapide.

Comme nous passons, en moyenne, 80% de notre temps dans des lieux clos, entre notre domicile, le bureau, l’école, les transports… la qualité de l’air intérieur peut être dégradée par la pollution de l’air extérieur mais aussi par l’environnement intérieur lié aux activités humaines, une source lumineuse, …

Il est alors important d’adopter de bons gestes pour assurer une bonne qualité de l’air dans votre espace de vie.

Avant d’arriver dans notre assiette, un aliment est cultivé ou élevé, transformé, conservé, emballé, transporté, ….  Autant d’étapes qui peuvent polluer l’air.

Je consomme Responsable pour améliorer la qualité de l’air :